Nous traversons tous des moments de peur, d'angoisse et de stress à propos de situations présentes ou de ce que l'avenir nous réserve.
Avec des intensités variables, bien sûr ! Alors je n'ai pas de solution magique ni de réponses toutes faites.
Pas de « il suffit de faire ci ou ça », « y a qu'à faire » ni de baguette magique à l'horizon.
Je vous propose de réfléchir ensemble !
Quand j'étais enfant, ma petite sœur et moi, à l'arrière de la voiture, nous jouions, mangions des chips et chantions à tue-tête la musique que mettait papa. C'était la fête !
En route pour les vacances : vive le sable, les châteaux, courir dans les vagues. Mais pourquoi papa râle-t-il ? Pourquoi les autres conducteurs aussi ? Ça crie, ça insulte, ça klaxonne comme si c'était un concert de rock !
À quel moment « adulte » a-t-il commencé à rimer avec « stress » ? Et pourquoi la responsabilité doit-elle toujours s'accompagner d'angoisse ? Nous consommons plus de médicaments que de pastilles à la menthe !
Nos aïeux, en temps de guerre et de disette, auraient-ils pris toutes ces pilules du bonheur ? Auraient-ils brisé leur famille en espérant que l'herbe soit plus verte ailleurs ou pour fuir les responsabilités ?
Je pense que tout a basculé dans notre génération.
Les nouvelles technologies nous facilitent la vie mais nous isolent et nous fragilisent.
Et si on retournait au lavoir des temps anciens où les femmes bavardaient en lavant ensemble leur linge ?

Aujourd’hui nous sommes davantage esseulés, tournés vers nous-mêmes.
Les réseaux sociaux ne remplacent pas une cohésion de groupe.
Dans le nord d'Israël, pendant la guerre avec l'Iran et le Liban, alors que nous étions sous les bombardements, les femmes se sont réunies pour participer à l’effort de guerre et préparer ensemble des repas pour les soldats : être soudées dans l'action à beaucoup aidé à vivre cette période.
Alors, à l'approche de Kippour, agissons encore par la prière pour que le Machia'h se dévoile enfin et nous délivre de cet exil qui a trop duré.
Aba Chébachamaïm, je sais que Tu nous conduis vers le Beth Hamikdach, mais l’embouteillage dure un peu trop longtemps : adultes et enfants commencent à s'impatienter, peux-Tu appuyer sur le champignon ?
On se languit de Toi et on a hâte de Te voir régner dans Ta Maison, dans Ton Temple reconstruit ! Papa, on T'aime !
Je profite de cette veille de fête pour demander pardon à tous ceux à qui j'ai pu faire du mal par le Lachon Hara' - et le Motsi Chem Ra' -, (médisance et calomnie) et en particulier à mon tendre époux.
Chana Tova, mon bien-aimé.
La Maman de Sheyna




